Lettre ouverte à Bertrand Delanoë pour la création de « zones blanches » - Supap FSU - 26/10/2008
Après la décision de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, de rebrancher les bornes Wifi désactivées en novembre 2007 et en plein débat sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé, des personnalités de tout horizon parmi des artistes, des scientifiques, des médecins (dont la CNMSE qui regroupe 3500 médecins), des élus, des syndicalistes et des citoyens de la société civile lancent un appel au Maire de Paris pour la création de zones blanches et reconnaître le handicap lié à l’électrosensibilité. (Voir ci-dessous).
Pollution électromagnétique :
Lettre ouverte à Bertrand Delanoë pour la création de « zones blanches » dans les bâtiments municipaux
NOUVELLES TECHNOLOGIES ET NOUVEAUX
HANDICAPS, LE PARADOXE DES SOCIETES MODERNES ?
La Ville de Paris s’est engagée de longue date à lutter contre toutes les formes de handicap et contre toutes les formes d’exclusion que cela entraîne.
Elle a, dans le même temps, décidé de faire de la capitale une ville numérique (« Paris ville numérique » est son nouveau credo).
Aujourd’hui, les nouvelles technologies sans fil (wi-fi, puces RFID, etc.…) se développent de plus en plus dans le cadre du travail et plus particulièrement dans les services publics dépendant de la municipalité parisienne (bibliothèques, musées, jardins, mairies, espaces publics les plus divers).
Ces nouvelles organisations du travail génèrent, chez certains, de violentes souffrances.
Ces souffrances sont, entre autres, le résultat de la multiplication des sources de rayonnements électromagnétiques.
Ce handicap, connu sous le terme d’hyper électrosensibilité, est reconnu dans certains pays européens, mais pas encore en France. Or le risque de voir croître le nombre de personnes atteintes de ce handicap semble particulièrement d’actualité puisqu’un certain nombre d’employés de la Mairie de Paris travaillant en bibliothèques se plaint des mêmes symptômes (maux de têtes, douleurs derrière la nuque, acouphènes, nausées, etc.) que les personnes atteintes d’ hyper electrosensibilité, depuis l’installation massive de bornes Wi-fi et maintenant l’installation progressive de la technologie RFID (système de puces émettant des radiofréquences). Les conséquences du développement de cette technologie ont également des incidences sur les femmes enceintes, les porteurs de
« pacemaker » et autres.
La prolifération d’ondes de diverses fréquences, connue sous le terme de « pollution électromagnétique » (dans les pays anglo-saxon, on parle « d’electrosmog »), que l’on rencontre dans la vie de tous les jours, rend l’existence des personnes devenues éléctrosensibles de plus en plus difficile, voire impossible.
Or, l’article 1er de la Charte de l’Environnement, inscrite dans la constitution française, stipule que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », c’est donc un défi qui se présente à nos sociétés.
Nous pensons nécessaire que la Ville de Paris communique aux parisiens : les emplacements, dates de mise en service, puissance, couverture géographique des antennes émettrices, bornes wi-fi et toutes installations sources de rayonnement. Pour notre part, l’information, pourtant obligatoire, concernant celles installées dans le cadre du travail, n’a jamais été donnée aux personnels concernés.
Pour mémoire, la Ville de Paris a débranché les bornes wi-fi dans quelques bibliothèques en 2007 après des plaintes de personnels, relayées par le syndicat SUPAPFSU.
D’autres agents se sont plaints également de l’effet des platines de lecture RFID (à la médiathèque Marguerite Yourcenar, Paris 15ème) qui utilisent également une technologie proche du wi-fi.
Depuis les débranchements des bornes en novembre 2007, les symptômes dont souffraient certaines personnes ont d’ailleurs disparu.
Malheureusement, les récents événements à la Ville de Paris ne semblent guère aller dans le sens d’une meilleure santé au travail : rejet d’un voeu présenté par le Conseil de Paris, récusation d’experts présentés par les représentants des personnels et décision de rebrancher les bornes du wi-fi sans concertation lors d’un récent Comité Hygiène et Sécurité, alors que dans le même temps le Parlement Européen vote une résolution pour abaisser les seuils d’exposition et que le Pr. Belpomme (cancérologue à l’hôpital Georges Pompidou) tente d’établir un protocole pour diagnostiquer l’hyper-électrosensibillité.
Il nous apparaît nécessaire que les personnels devenus électro-sensibles ne soient pas exclus du travail, et qu’en vertu de l’article 1er cité plus haut, soient créées des « zones blanches » (des zones sans émissions d’ondes électromagnétiques). C'est-à-dire des zones accessibles à leur handicap.
La création de zones blanches doit être également proposée aux parisiens souffrants de ce même handicap.
Faciliter l’accès de ces zones blanches, comme on facilite l’accès aux nouvelles technologies serait la preuve d’une véritable audace, mais également d’esprit de responsabilité de la part du Maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Il est en effet paradoxal qu’au moment où nos sociétés tendent à reconnaître leurs minorités, et à atténuer, autant que possible, les handicaps de toutes sortes, que les nouvelles technologies (symbole pour beaucoup de progrès) soient créatrices de nouveaux handicaps et de nouvelles exclusions sociales ?
Il est temps de prendre des mesures pour l’ensemble de nos concitoyens et de protéger dès maintenant les plus fragiles.
Les signataires de cette lettre soutiennent l’intervention des syndicats lors du prochain Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris convoqué cette fois à l’initiative des élus du personnels qui ont mis ce sujet à l’ordre du jour. C’est dans ce même type d’instance qu’avaient été débattus les effets du wi-fi au travail et voté un moratoire en décembre 2007.
Les « zones blanches » existaient de facto, certes timidement, dans les quatre bibliothèques débranchées. Il n’est pas trop tard pour Bertrand Delanoë de revenir sur sa décision. Ces zones blanches devraient êtres étendues non seulement aux bibliothèques, mais aussi aux Parcs et Jardins, Mairies d’arrondissement et toutes formes d’espaces municipaux.
La future Conférence Citoyenne prévue prochainement pour débattre des effets des ondes électromagnétiques dans la ville doit se saisir impérativement de cette question.
Pollution électromagnétique :
Lettre ouverte à Bertrand Delanoë pour la création de « zones blanches » dans les bâtiments municipaux
NOUVELLES TECHNOLOGIES ET NOUVEAUX
HANDICAPS, LE PARADOXE DES SOCIETES MODERNES ?
La Ville de Paris s’est engagée de longue date à lutter contre toutes les formes de handicap et contre toutes les formes d’exclusion que cela entraîne.
Elle a, dans le même temps, décidé de faire de la capitale une ville numérique (« Paris ville numérique » est son nouveau credo).
Aujourd’hui, les nouvelles technologies sans fil (wi-fi, puces RFID, etc.…) se développent de plus en plus dans le cadre du travail et plus particulièrement dans les services publics dépendant de la municipalité parisienne (bibliothèques, musées, jardins, mairies, espaces publics les plus divers).
Ces nouvelles organisations du travail génèrent, chez certains, de violentes souffrances.
Ces souffrances sont, entre autres, le résultat de la multiplication des sources de rayonnements électromagnétiques.
Ce handicap, connu sous le terme d’hyper électrosensibilité, est reconnu dans certains pays européens, mais pas encore en France. Or le risque de voir croître le nombre de personnes atteintes de ce handicap semble particulièrement d’actualité puisqu’un certain nombre d’employés de la Mairie de Paris travaillant en bibliothèques se plaint des mêmes symptômes (maux de têtes, douleurs derrière la nuque, acouphènes, nausées, etc.) que les personnes atteintes d’ hyper electrosensibilité, depuis l’installation massive de bornes Wi-fi et maintenant l’installation progressive de la technologie RFID (système de puces émettant des radiofréquences). Les conséquences du développement de cette technologie ont également des incidences sur les femmes enceintes, les porteurs de
« pacemaker » et autres.
La prolifération d’ondes de diverses fréquences, connue sous le terme de « pollution électromagnétique » (dans les pays anglo-saxon, on parle « d’electrosmog »), que l’on rencontre dans la vie de tous les jours, rend l’existence des personnes devenues éléctrosensibles de plus en plus difficile, voire impossible.
Or, l’article 1er de la Charte de l’Environnement, inscrite dans la constitution française, stipule que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », c’est donc un défi qui se présente à nos sociétés.
Nous pensons nécessaire que la Ville de Paris communique aux parisiens : les emplacements, dates de mise en service, puissance, couverture géographique des antennes émettrices, bornes wi-fi et toutes installations sources de rayonnement. Pour notre part, l’information, pourtant obligatoire, concernant celles installées dans le cadre du travail, n’a jamais été donnée aux personnels concernés.
Pour mémoire, la Ville de Paris a débranché les bornes wi-fi dans quelques bibliothèques en 2007 après des plaintes de personnels, relayées par le syndicat SUPAPFSU.
D’autres agents se sont plaints également de l’effet des platines de lecture RFID (à la médiathèque Marguerite Yourcenar, Paris 15ème) qui utilisent également une technologie proche du wi-fi.
Depuis les débranchements des bornes en novembre 2007, les symptômes dont souffraient certaines personnes ont d’ailleurs disparu.
Malheureusement, les récents événements à la Ville de Paris ne semblent guère aller dans le sens d’une meilleure santé au travail : rejet d’un voeu présenté par le Conseil de Paris, récusation d’experts présentés par les représentants des personnels et décision de rebrancher les bornes du wi-fi sans concertation lors d’un récent Comité Hygiène et Sécurité, alors que dans le même temps le Parlement Européen vote une résolution pour abaisser les seuils d’exposition et que le Pr. Belpomme (cancérologue à l’hôpital Georges Pompidou) tente d’établir un protocole pour diagnostiquer l’hyper-électrosensibillité.
Il nous apparaît nécessaire que les personnels devenus électro-sensibles ne soient pas exclus du travail, et qu’en vertu de l’article 1er cité plus haut, soient créées des « zones blanches » (des zones sans émissions d’ondes électromagnétiques). C'est-à-dire des zones accessibles à leur handicap.
La création de zones blanches doit être également proposée aux parisiens souffrants de ce même handicap.
Faciliter l’accès de ces zones blanches, comme on facilite l’accès aux nouvelles technologies serait la preuve d’une véritable audace, mais également d’esprit de responsabilité de la part du Maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Il est en effet paradoxal qu’au moment où nos sociétés tendent à reconnaître leurs minorités, et à atténuer, autant que possible, les handicaps de toutes sortes, que les nouvelles technologies (symbole pour beaucoup de progrès) soient créatrices de nouveaux handicaps et de nouvelles exclusions sociales ?
Il est temps de prendre des mesures pour l’ensemble de nos concitoyens et de protéger dès maintenant les plus fragiles.
Les signataires de cette lettre soutiennent l’intervention des syndicats lors du prochain Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris convoqué cette fois à l’initiative des élus du personnels qui ont mis ce sujet à l’ordre du jour. C’est dans ce même type d’instance qu’avaient été débattus les effets du wi-fi au travail et voté un moratoire en décembre 2007.
Les « zones blanches » existaient de facto, certes timidement, dans les quatre bibliothèques débranchées. Il n’est pas trop tard pour Bertrand Delanoë de revenir sur sa décision. Ces zones blanches devraient êtres étendues non seulement aux bibliothèques, mais aussi aux Parcs et Jardins, Mairies d’arrondissement et toutes formes d’espaces municipaux.
La future Conférence Citoyenne prévue prochainement pour débattre des effets des ondes électromagnétiques dans la ville doit se saisir impérativement de cette question.
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