Le soir -Belgique- Le GMS est cancérigène

Publié le par Jean-Luc POUSSARD

Ce sont des données décisives, qui confirment définitivement le caractère nocif du GSM. Menée dans treize pays, analysant l’impact du téléphone portable sur quatre types de cancers, l’étude Interphone sera une référence scientifique de premier plan.
Le Soir s’est procuré les premiers résultats de ce chantier mené par le Centre international de recherche sur le cancer. Et ils sont très inquiétants.
Pour ceux qui utilisent un GSM depuis plus de dix ans, le risque cancérigène est
« significativement accru ». La probabilité de développer un gliome – cancer du cerveau pour lequel le facteur de risque de mortalité est le plus élevé – est jusqu’à 60 %plus importante dans les pays scandinaves, près de 100 % en France et 120 %en Allemagne. Les résultats sont plus contrastés pour les autres formes de cancer étudiées.
Alerte générale ?
« Ces résultats n’ont pas la valeur d’une publication définitive », temporise Elisabeth Cardis, coordinatrice de l’étude Interphone, qui note quelques insuffisances statistiques.
Cette chercheuse au Centre pour la recherche en épidémiologie environnementale à Barcelone préfère dès lors la prudence : pas question de normes plus sévères à réclamer au niveau des États, pas de signalétique particulière comme c’est le cas pour les cigarettes.
Mais, précise-t-elle néanmoins,
« sur la base des connaissances actuelles, il convient d’agir avec prudence en recommandant aux enfants d’utiliser le portable de façon raisonnée et de privilégier le téléphone fixe ».
Les résultats définitifs seront connus l’an prochain. Selon certaines associations qui militent pour durcir les normes, ceux-ci pourraient se révéler plus alarmants du fait de cette donnée de départ : un utilisateur régulier, selon l’étude, utilise son GSM au moins une fois par semaine pendant six mois. Une utilisation finalement…très raisonnable.

 

 

 

 

 

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